Centration et savasana : découvrons ces deux parties importantes de la pratique

Les séances de yoga se divisent en trois parties : centration, séquence, savasana.

La centration est une transition entre le quotidien et la pratique, elle permet de se déposer, de se connecter avec son souffle. C’est le moment d’identifier son état et son énergie afin d’adapter sa pratique.

La séquence est l’enchaînement de postures choisies. Souvent, nous irons avec quelque chose comprenant autant des postures assises, debout ou couchées.

Le savasana est une détente active, la posture de transition entre la pratique et le quotidien. Elle permet d’intégrer les bienfaits des postures précédentes et d’observer les changements créés. Beau moment pour générer de la gratitude.

La pratique avec support – professeur sur place ou en ligne – permet de se laisser guider. La pratique autonome permet de sentir les postures de l’intérieur, sans le regard des autres et sans jugements. Ressentir.

Peu importe la durée de la séance, il est important d'y intégrer la centration et le savasana, qui sont des transitions. Ces moments permettent de se déposer, de développer la réponse à la relaxation et d'intégrer les bienfaits de la pratique.

 

 

La centration se pratique au début d’une séance. Elle nous permet d’arriver et de se déposer dans une pratique. En d’autres mots, il s’agit d’une transition entre notre vie quotidienne et la séance qui s’apprête à commencer. La centration nous permet de diriger notre attention (notre esprit) sur le corps physique, sur ses sensations, sur ses points d’appui au sol et sur ses tensions. Elle favorise le contact avec la respiration et la prise de conscience des liens qui unissent le souffle, le corps et l’esprit. La centration nous enracine dans le ici et maintenant, nous ramène dans le moment présent.

 

Savasana, la pose du cadavre ou encore du coucher de soleil, est la dernière posture de la séance et, comme la centration, est une transition. D’une durée de 5 à 15 minutes, elle active le système nerveux parasympathique et procure les bienfait de l’état de relaxation telle la baisse de la tension. Elle marque le passage entre la pratique et la vie quotidienne. Traditionnellement, il s’agit d’une posture qui permet de développer une relation émotionnelle avec sa propre mort, comme une pratique à mourir pour mieux renaître. La réalisation de Savasana permet de développer la réponse à la relaxation et encourage le lâcher-prise. Elle est l’ultime pose (asana) d’intégration après une pratique de yoga, permettant l’assimilation des bienfaits de toutes les postures précédentes. Selon le ressenti, les paumes des mains pourraient être tournées vers le plafond (ouverture au monde extérieur), déposées sur l’abdomen (ouverture à notre monde intérieur) ou appuyées au sol (enracinement).

 

La centration et le Savasana se pratiquent dans l’immobilité. Choisir l’immobilité est un défi dans notre société où tout va vite et dans laquelle nous sommes constamment en réaction et en réajustement. L’immobilité constitue également un stress pour le corps, lequel cherchera instinctivement à créer un mouvement, notamment parce que celui-ci se trouve dans une position vulnérable. De plus, l’inaction est souvent considérée comme une perte de temps alors qu’au contraire, elle nous ramène dans le moment présent, soit dans la pleine conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous. Avec la pratique, on apprend à apprécier l’immobilité, la plénitude qui en découle et à découvrir ses bienfaits. Bien sûr, il y aura des hauts et des bas dans cet apprentissage, mais permettons-nous d’expérimenter et d’apprivoiser graduellement cette immobilité du corps afin qu’il bénéficie de tous ses bienfaits.

 

Les postures les plus souvent choisies pour la centration et le savasana sont :

  • allongé sur le dos
  • allongé sur le dos avec les genoux fléchis
  • allongé sur le côté
  • allongé sur le ventre
  • assis confortablement
  • à genoux
  • debout (tadasana)

 

Namaste!

 

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